|
|
||
|
:: Home :: Présentation :: Critiques :: The Eingana Herald ---25
Mars 2002 ::
Photos :: Comparaisons :: Suggestions :: Rassemblements ---19
Mai 2002 :: Chatroom :: Forum :: Liens
|
Survoler les continents à la manière d'un astronome. Découverte des forêts tropicales. Nager en compagnie des dauphins. Autant d'explorations rendues possibles par Eingana, un nouveau logiciel de cartographie qui tire son nom de la déesse créatrice du monde dans la mythologie aborigène. A mi-chemin entre l'atlas interactif et le jeu vidéo, Eingana offre une réplique de la Terre en trois dimensions sur ordinateur multimédia. Tout y est, ou presque. A l'origine de ce projet, deux sociétés françaises. EMG, studio indépendant spécialisé dans les technologies 3D pour le jeu vidéo fondé par Vincent Pourieux, Vincent Pelisson, et Philippe Campion, trois anciens d'Infogrames et M-Sat, spécialiste des bases d'images satellite de la Terre. La première a apporté sa technologie Scaper. Ce logiciel, développé depuis 1997, crée des mondes en trois dimensions en temps réel à partir de données préétablies (cartes topographiques, relevés météorologiques...). Le second a fourni ses huit bases de données de vues satellitaire pour donner à Eingana le maximum de réalisme : topographie, hydrographie, météorologie, noms des lieux, répartitions de la faune et de la flore, et fonds marins. "Pour le moment, la numérisation de la Terre entière ne tient pas sur un cédérom, explique Philippe Campion. Le logiciel Scaper extrapole à partir des bases de données existantes et recrée en temps réel des paysages virtuels aussi réalistes que possible. Toutes les règles définies dans les bases de données sont respectées. Le logiciel ne met pas de la neige au Sahara, ni des lions dans la campagne normande !" Le résultat est surprenant. Il donne naissance au plus vaste cybermonde jamais réalisé sur cédérom. Un environnement virtuel dont la conception a nécessité, selon EMG "9 000 milliards de polygones [unité de base qui sert à créer des images de synthèse] et des dizaines de milliards d'objets en trois dimensions". La position des astres, les saisons et le déroulement des heures sont respectés. Au cours d'une balade sur différentes parties du globe, les utilisateurs pourront aussi croiser plus d'une centaines d'animaux différents. "Sur l'ensemble de la planète Eingana, la précision est de 1 kilomètre, explique Philippe Campion. Cela signifie que tous les kilomètres, il y a un objet, une montagne, une colline ou un champ qui correspondent à la réalité. Cette précision a été affinée à 200 mètres pour l'Europe de l'Ouest et les Etats-Unis. Notre but n'est pas de concurrencer les atlas encyclopédiques car nous n'avons pas toutes la base documentaire, mais bien d'emmener les gens au plus près des détails de la Terre." Concernant les villes, seules les quarante plus grandes métropoles mondiales sont présentes avec des niveaux de précision qui oscillent entre 10 et 30 mètres. Avec Eingana, il est aussi possible de devenir propriétaire d'un lopin de terre virtuel. Pour cela, il suffit de choisir un coin du globe, d'en relever les coordonnées avec le logiciel et de s'inscrire ensuite sur le site Internet eingana.com. Une fois enregistré, et après vérification que l'espace est bien libre, le lopin de terre donne droit à un titre de propriété virtuel. Avec ce prolongement du cédérom sur la Toile, EMG espère ainsi mettre en place une communauté en ligne. Guillaume Fraissard - Le Monde
Une
richesse incroyable !
Configuration
requise :
|
|