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TOMB RAIDER, La Review du Film |
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Nous
ne vous dirons pas de ne pas aller voir Tomb Raider au cinéma.
Ce n'est pas un chef-d'uvre mais ce n'est pas non plus le nanar
que l'on aurait pu craindre. Car après les précédentes
et catastrophiques adaptations cinématographiques de nos héros
de pixels (Mortal Kombat, Super Mario
!) il y avait de quoi
se méfier. Femme libérée Dans
la belle succession de clichés du scénario qui risquent
de désintéresser vite les non adeptes des récentes
Momies ou des Aventuriers de l'Arche Perdue, les joueurs trouveront
un malin plaisir à voir le film s'échiner à reproduire
des situations du jeu : Lara Croft fait de la gymnastique dans une
salle d'entraînement que n'envierait pas l'école de mutants
du professeur Xavier ; Lara Croft conduit des motos et des Land Rover
comme un ado rebelle ou Tom Cruise dans Mission Impossible II ; Lara
Croft rentre dans les temples par des passage secrets ; Lara Croft
décrypte des manuscrits et, d'une manière générale,
Lara Croft comprend, tire, vise et court plus vite que tout le monde.
Même contre les robots et des statues d'un autre âge devenues
amok. Femme castrée S'il
a fallut attendre le 4e jeu Tomb Raider pour en apprendre un peu sur
les origines de Lara Croft, le film balance dès le premier
numéro un semblant de passé à notre héroïne.
Il s'agit surtout de faire vivre un père décédé
en 1985 (Jon Voight, le vrai père d'Angelina Jolie dans la
vraie vie hollywoodienne) ! Seul homme auquel Lara semble vraiment
attaché, premier archéologue de génie de la famille
Croft, la relation affective avec ce père à coup de
flash-backs s'avérera finalement le moteur principal de l'action
d'aujourd'hui. Un détail dommageable qui transforme la Lara
pleins pouvoirs du jeu vidéo en instrument de la volonté
de papa dans le film. Hollywood n'a donc pas su se contenter d'une
femme maître suprême de son destin. Si le cinéma
attribue à Lara Croft des pouvoirs de wonderwoman et une attitude
cool à la James Bond, le semblant d'histoire a la maladresse
de lui enlever son initiative. Regrettable. La femme qui valait 100 millions de $ Du côté
production, on pourra s'interroger sur le grain volontairement sale
de l'image. Si l'on comprend que ce traitement granuleux cherche à
valoriser les temples et autres ruines, il génère aussi
un sentiment de vieillot sans pour autant faire référence
aux pulp movies façon Indiana Jones. La participation d'un
Directeur de la photo comme Darius Khondji (Seven, La Cité
des enfants perdus) aurait donné plus sûrement de valeur
à cet effet. C'est d'autant plus maladroit que certaines séquences
font quand même appel à des gadgets cyber-hightechs.
Heureusement, les effet spéciaux ne prêtent pas trop
à rire, les situations sont abracadabrantes mais la technique
et les images numériques même s'ils ne surprennent guère,
sont solides. Le film ne fait donc pas pauvre mais ne fait pas non
plus les 100 millions de dollars qu'il a coûté. La femme pop'n rock Preuve
que le film ne cherche pas à être autre chose qu'un pop-corn
movie, la musique est une compile où l'on trouve des pointures
comme U2, The Chemical Brothers ou Nine inch nails. Les musiques d'ambiance
et les thèmes classieux-classiques des jeux vidéo Tomb
Raider n'ont pas trouvé leur place dans un film qui cherche
surtout à enchaîner les cascades. Dommage pour le thème
familier et agréable du jeu vidéo. Reste l'interprétation. Le vilain, inconnu, fait de son mieux mais ce n'est pas Christopher Walken (pour un citer un bon méchant), et Jon Voight, qui parle à sa fille par rêveries interposées, n'est sans doute là que pour sa filiation avec Angelina Jolie. Quant à la Jolie américaine Angelina, ses haussements de sourcil soit disant complices et son accent anglais forcé (Lara est anglaise ne l'oublions pas) ne rattrapent pas sa plate prestation dans le vulgaire 60 secondes Chrono. Si l'idée est de perpétuer une Lara Croft sans émotion, on peut se demander l'intérêt de la muer en être humain. Surhumaine d'accord, insensible aux évènements non. Femme
en fête Ni satisfaisant ni décevant, le film Tomb Raider est surtout insignifiant. Une distraction à plusieurs millions de dollars qui vaut sans doute à chacun de dépenser quelques dizaines de francs pour vérifier par soi même. Le film sortant à la veille de la Fête du Cinéma (1, 2 et 3 juillet), il y a même une affaire à faire
Lara
Croft : Tomb Raider - 1H40. Réalisation Simon West, avec Angelina
Jolie, Jon Voight, Iain Glen, Noah Taylor, Daniel Craig
Sortie
le 27 juin 2001.
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