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Attendu depuis plus de deux ans de par le monde entier,
le shoot d'action tactique de Bungie est enfin terminé.
Après plusieurs changements dans le gameplay du jeu
(avec, par exemple, le passage de la troisième à
la première personne), dans le déroulement
de l'aventure (avec surtout le passage d'un univers complet
et persistant à une aventure divisée en sous
missions) et surtout un changement de plateforme (du PC
à la console Xbox), regardons ensemble ce qu'il reste
du jeu à deux semaines de sa sortie américaine.
Rentrons tout de suite dans le vif du sujet : le scénario
du jeu. L'histoire se déroule donc sur Halo, un anneau
spatial de 10 000km de diamètre enclavé entre
une planète gazeuse géante et sa lune. C'est
sur cet artefact alien recouvert de mers, de plaines et
de montagnes semblables au relief terrien que l'on va mener
une guerre sainte contre une coalition de races extraterrestres
connues sous le nom de " covenants " et unies
par deux points communs : leur religion et leur haine envers
l'humanité. Notre but : les retenir et, si possible,
les détruire sur Halo pour éviter qu'ils ne
prennent le chemin de la terre et la détruisent.
L'intégration du scénario dans le jeu se fait
de deux manières : d'une part c'est lui qui motive
les différentes missions, et d'une autre part on
est tenu au courant de ses rebondissements en direct pendant
le jeu par l'intermédiaire de Cortana, l'intelligence
artificielle intégrée à votre armure,
qui vous donne les dernières informations et vos
objectifs.
Les rebondissements sont nombreux, les surprises aussi,
et surtout l'histoire n'est pas aussi simple que celle d'un
Half-Life ou d'un Quake. Bien sûr, tout cela contribue
à l'immersion dans le jeu, qui est quasi-instantanée,
et bien sûr aidée par
l'aspect graphique
du tout.
Les graphismes sont, autant aller droit au but, totalement
magnifiques. Jamais jeu en 3D temps réelle n'a déjà
été aussi beau, toutes plateformes confondues.
Nous avons le droit à un bump-mapping pour un effet
d'ombre sur les structures, les armures, etc... Mais aussi
à de magnifiques effets réfléchissants
des matériaux (comme le métal), de réfraction
pour les matériaux transparents (genre eau, verre
ou glace), ou encore les effets d'ombres projetées
calculés en temps réel par le NV2A qui équipe
la Xbox. Et que serait le moteur graphique sans le moteur
physique, parfaitement programmé : les personnages
s'envolent sous le souffle des explosions, les corps se
déforment de manière réaliste sous
les impacts, et, cerise sur le gâteau, la glace se
craquelle lorsque l'on marche dessus. Tout cela est parfaitement
desservi par la console, qui concilie au côté
visuel un son surround d'une clarté cristalline,
avec des effets tridimensionnels saisissants. Lorsqu'un
coéquipier marine, placé sur votre droite,
vous parle, on a tout bonnement l'impression de réellement
avoir quelqu'un à sa droite qui vous parle.
Bref, aucun jeu n'a encore atteint une telle perfection
sur le plan technique... Il me semble que c'est la première
fois qu'une console sort avec un titre qui exploite son
potentiel presque à 100%. Et c'est bien là
l'ombre du tableau... Le jeu en demande tellement à
la machine qu'elle ne parvient pas tout le temps à
fournir la puissance nécessaire : il en résulte
de léger ralentissement ou des saccades de l'image,
heureusement très rares, mais assez gênantes
pour le gameplay.
Le gameplay est le point qui était sans aucun doute
le plus effrayant pour la plupart des pécéistes
: jouer un shoot à la première personne au
gamepad approche du sacrilège. Et bien que tout le
monde se rassure : les contrôles sont tellement intuitifs
que l'on oublie vite le désagrément de l'imprécision
par rapport au bon vieux couple clavier/souris. Le joystick
gauche contrôle les mouvements (strafes gauche et
droit, avant, arrière), et le droit la vue (tourner
à gauche, tourner à droite, regarder en haut
et en bas). La gâchette gauche sert à lancer
des grenades et la gâchette droite à tirer.
On trouve ensuite les boutons, un peu petits et un poil
trop rapprochés, mais rien de très grave.
Un pour changer d'arme, un pour changer de grenades, un
pour la lampe torche, un pour les coups au corps à
corps et un pour sauter. Les joysticks servent aussi de
boutons : on appuie sur le joystick gauche pour se baisser
et sur le droit pour zoomer.
Et même topo pour le pilotage de véhicules
: un joystick pour les mouvements du véhicule et
l'autre pour tourner le champ de vision. Bien que le pilotage
et la conduite s'avèrent moins intuitifs que les
contrôles à pied, on s'y adapte très
vite, et on s'amuse rapidement à effectuer des dérapages
contrôlés avec le Warthog (la jeep).
Les véhicules, justement, constituent un point important
du gameplay. On trouve, pêle-mêle : le Warthog,
une jeep pouvant abriter un conducteur, un tireur et un
copilote ; le Skorpion, un tank lourd qui accueille un pilote,
un tireur, et 4 passagers ; le Ghost, petit véhicule
covenant monoplace avec des canons à plasma, ou encore
le Banshee, un petit aéronef monoplace (covenant
aussi) équipé de deux canons énergétiques,
et sans doute d'autres, à découvrir dans l'aventure.
Autant le dire, chaque véhicule a sa propre conduite,
sa propre physique, et chacun est intéressant pour
ses spécificités sur le plan tactique.
Autre point important : les armes. On trouve principalement
: le pistolet, qui dispose d'un léger zoom et tire
des balles puissantes de gros calibre ; le fusil d'assaut,
fusil mitrailleur classique équipé d'une lampe
torche ; le fusil de sniper, fusil de gros calibre avec
un zoom de bonne portée ; le lance-roquette, qui
contient deux missiles explosifs très puissants ;
le pistolet laser, qui tire un laser à destructeur
; le pistolet à plasma covenant, qui tire en rafale
des charges de plasma ; le needler, qui tire des rafales
d'aiguilles explosives à tête chercheuse ;
les grenades, qui explosent avec un souffle puissant ; et
les grenades à plasma, qui se fixe à la première
surface qu'elles touchent avant d'exploser. Il faut noter
que l'on peut en plus utiliser chacune de ces armes au corps
à corps en donnant un coup avec la crosse de celles-ci.
Enfin bref, tous ces éléments permettent un
jeu varié, avec de nombreuses surprises et des scènes
d'action à couper le souffle.
Au niveau des modes de jeu, on a principalement le choix
entre :
- La campagne solo, à travers laquelle on peut suivre
l'histoire du jeu. Elle est divisée en missions qui
se déroulent dans des décors différents,
contre des ennemis différents et souvent avec des
éléments de gameplay variés (véhicules,
armes, coéquipiers
)
- Le mode coopératif, dans lequel il s'agit simplement
de jouer les missions de la campagne solo à deux,
sur écran splitté.
- Le mode multijoueur, dans lequel on peut jouer jusqu'à
huit en même temps, grâce à une combinaison
d'écrans splittés et de réseau entre
deux Xbox. Différents modes sont proposés
: le Deathmatch (chacun pour sa peau), le team Deathmatch
(deux équipes s'affrontent), le Capture the Flag
(où l'on va chercher le drapeau dans la base ennemie
pour le ramener dans sa propre base), et bien d'autres,
encore non dévoilés.
Dans son ensemble, Halo est un excellent jeu, qui s'annonce
comme l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur quakelike
jamais créé. Ses atouts son nombreux, avec
des graphismes somptueux, une intelligence artificielle
unique, des éléments de gameplay variés,
et un background travaillé renforcé par des
éléments scriptés rappelant un Half-Life.
Dommage que le jeu ne tienne pas toutes ses promesses initiales,
comme celle d'un univers complet et persistant, et que l'action
soit parfois gênée par des saccades malvenues.
Espérons que ce genre de problème ait disparu
dans la version finale, et nous aurons alors un must du
shoot qui pourrait justifier à lui seul l'achat de
la Xbox !
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